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Lourdes

Proposée par L_aiglon
 
Date et lieu
La sortie s'est déroulée à
TOURNEFEUILLE (31170),

le Dimanche 04 septembre 2011 à 18:30.

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Sortir sur TOURNEFEUILLE (31170)

Sortir en Haute Garonne

DescriptionLOURDES
Écrit et réalisé par Jessica HAUSNER - France / Autriche 2010 1h40mn - avec Sylvie Testud, Bruno Todeschini, Léa Seydoux, Elina Löwensohn, Gilette Barbier...

« Donnez moi un aller simple pour Lourdes dit le cul-de-jatte. Je reviendrai à pied. » François Cavanna

Avant de vous dire combien est extraordinaire la mise en scène de la réalisatrice autrichienne Jessica Hausner, venue exercer son talent en terre pyrénéenne, et combien Sylvie Testud est une de fois de plus remarquable, permettez à votre humble narrateur d'évoquer sa jolie histoire familiale dans laquelle Lourdes tient une place toute particulière. Il se trouve que, basco-béarnais par la branche maternelle, doté d’un grand père au catholicisme sacrificiel que n’aurait pas renié Saint Sulpice, j’ai de surcroît la « chance » d’avoir comme arrière-arrière grand père le photographe palois qui réalisa les photos officielles de Bernadette Soubirous, la petite bergère à qui la Vierge est apparue, et grâce à qui la modeste ville de Lourdes est devenue le point de convergence de près d’un million de pèlerins annuels. Autant dire que chaque été, la balade familiale à la grotte s’imposait. Et enfant, j’ai longtemps prié, sans trop y croire, qu’un événement miraculeux nous épargnerait cette corvée. Jusqu’à un jour pluvieux (donc un jour ordinaire à Lourdes, capitale du cierge XXL pour pèlerins mégalos et de l'arrosage aoûtien) où papi dérapa devant la grotte et se cassa net le fémur. Finalement le miracle s’était produit, même s’il ne fut pas authentifié, et nos balades lourdaises s’espacèrent…

Pardon pour cette parenthèse anecdotique mais elle résume finalement assez bien les questions cruelles que pose avec intelligence Jessica Hausner : comment expliquer l’ambiguïté du miracle qui, comme le malheur, frappe aveuglément celui ou celle dont la foi est faible et ne guérit pas celui qui y met toute sa dévotion ? Quel est ce rapport à Dieu qui est fait de l’attente d’une récompense ? Autant de questions qui interpellent le fondement de la foi.
Au centre du film, Christine (Sylvie Testud), une jeune femme dont seul le visage s’exprime, le reste de son corps étant paralysé par la sclérose en plaques. Une jeune femme qui fait en groupe le pèlerinage à Lourdes, plus pour tromper sa solitude (même si, comme elle le dit, Rome est plus distrayant et culturel) que par foi réelle. Elle n’espère pas vraiment la guérison, mais après tout, ça ne coûte rien d’essayer… Autour d’elle, une galerie de personnages emblématiques. La Soeur supérieure Cécile (Elina Löwensohn), tout en abnégation et zèle dévot qui semble cacher une faille. Un duo de vieilles bigotes qui ressemblent aux deux vieux du Muppet Show, pérorant à tout va sur leurs compagnes d’infortune. Et les accompagnants de l’Ordre de la Croix de Malte : des jeunes femmes telle la sensuelle Maria (Léa Seydoux) qui, comme nombre de filles venues là sous la probable influence de parents très catholiques, pensent plus à courir le guilledou avec leurs beaux collègues mâles à béret (notamment le très classe Kuno, incarné par Bruno Todeschini) qu’à la compassion pour les malades. Se joue là le jeu de l’amour, du hasard et de la mort, dans un lieu impressionnant entièrement voué à la religion, en tout cas à sa mise en spectacle, et à l’espoir le plus souvent déçu… Sauf pour Christine qui voit poindre un début d’amélioration et peut-être la naissance d’une histoire d’amour. Mais pourquoi elle ? Autour de la miraculée, la jalousie l’emporte sur la joie altruiste…

Avec une mise en scène impressionnante de rigueur qui explore les lieux, qui dissèque les rituels longuement décrits (la visite à la grotte, l’immersion des malades, mystère caché derrière de grands rideaux blancs, le pèlerinage aux flambeaux, les chemins de croix, la messe dans l'immense et moderniste cathédrale), Jessica Hausner fait du Disneyland catholique une scène de théâtre où se joue un conte cruel et fascinant, où tout est observé avec finesse, sans caricature (on n'est pas dans Le Miraculé de Mocky), avec des bouffées d'humour un rien sardonique. Pour finir, comme annoncé plus haut, chapeau bas à Sylvie Testud qui, avec une science incroyable de la retenue et du détail, compose un personnage à la fois proche et lointain, limpide et insondable, attachant et inquiétant.

Le film debute à 19H, nous irons ensuite prendre le pot de l'amitié

Participants

Ils étaient 10 participants



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