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Sortie cinéma ''l'autre'' à l 'utopia de toulouse

Proposée par Stéph
 
Date et lieu
La sortie s'est déroulée à
TOULOUSE,

le Dimanche 15 février 2009 à 18:30.

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DescriptionÉcrit et réalisé par Patrick Mario, Bernard et Pierre Trividic - France 2008 1h37mn - avec Dominique Blanc, Cyril Gueï, Peter Bonke, Christèle Tual, Anne Benoit, Charlotte Clamens, Christian Chaussex, Paula Keiller... D’après le roman « L’Occupation », d’Annie Ernaux. Festival de Venise 2008 : Prix d’interprétation féminine pour Dominique Blanc.

Synopsie UTOPIA :
Il y a au début de L’Autre un plan vu du ciel, qui dure jusqu’à la fascination, sur des serpents de lumières : à droite des petits points rouges alignés par milliers, à droite des petits points blancs. Nous sommes dans une espèce de sérénité au dessus d’une autoroute et de ses échangeurs qui déchirent le paysage de l’Ile de France, peut être une de ces fins de dimanche tristes où le petit bonheur dominical (grâce à Xavier Bertrand, ce ne sera bientôt qu’un souvenir) finit de se déliter dans les embouteillages de retour de week-end. Un plan qui nous rappelle que nous sommes bien peu de chose au milieu de ces milliers d’identités qui se côtoient sans jamais se croiser, allant toutes ensemble dans les mêmes directions. Puis la caméra se rapproche des immeubles d’une de ces villes nouvelles conçues pour aisément se garer, plus facilement consommer ou se rendre à son travail, sûrement pas destinées à créer des liens sociaux.

Ça pourrait être Torcy, Cergy pour être plus près de nous, peu importe. Au cœur d’un de ces immeubles, bien protégé de l’extérieur mais aussi de l’intérieur (puisqu’on peut observer ses voisins dans le hall d’entrée grâce à un écran) par les derniers perfectionnements de la domotique et de la vidéosurveillance, une femme seule est envahie par un sentiment universel : la jalousie. Anne-Marie, belle quadragénaire, a depuis quelques semaines rompu avec Alex, beau black d’une bonne dizaine d’années son cadet, parce que celui-ci aspirait à une vie conjugale alors qu’elle désirait garder sa liberté. Elle croyait se satisfaire d’une relation ami-ami jusqu’à ce qu’Alex reconnaisse avoir rencontré quelqu’un d’autre, une femme du même âge qu’Anne-Marie. Et alors qu’elle croyait le désir pour Alex émoussé, la voilà envahie par l’obsession d’en savoir plus sur « l’Autre », d’autant qu’elle voit dans cette femme son double. Car Alex n’a pas choisi une femme en tout point différente, mais au contraire quelqu’un qu’Anne-Marie perçoit comme un duplicata d’elle-même, avec probablement quelques vertus en plus puisqu’elle est désormais la maîtresse d’Alex. Pourquoi ? La question la taraude, la ronge, tel un cancer, la poussant, elle femme apparemment douce et affable, apparemment tolérante envers tout et tous, au mensonge, au harcèlement, à l’exacerbation des sentiments. L’Autre n’est pas exclusivement un film sur la jalousie mais aussi sur l’identité, une identité de plus en plus difficile à construire et à conserver dans les univers impersonnels dans lesquels nous vivons.

La mise en scène admirable et extrêmement perturbante, qui suit Anne-Marie dans les transports déshumanisés, bus de banlieue, RER , dans des centres commerciaux propres comme une salle de bains ou dans son appartement envahi jusqu’à l’absurde par l’informatique, met en relief la solitude de cette femme qui, par souci de liberté factice, a refusé à Alex une vie commune. Le film est toujours, et c’est sa prouesse, à la lisière du fantastique, au point que parfois on se demande si l’autre femme, qu’on ne voit jamais réellement, n’existe pas seulement dans les fantasmes d’Anne-Marie. Pas étonnant de la part des réalisateurs de ce film fascinant et dérangeant qu’était Dancing, où la réalité se mêlait pleinement à l’imaginaire et aux fantômes dans un dancing de Bretagne abandonné.
Et bien sûr il faut souligner, à l’instar du jury de Venise, l’incroyable prestation de Dominique Blanc qui sait composer avec toutes les complexités du personnage d’Anne-Marie, impeccablement compréhensive et brillante dans son identité sociale, où en tant qu’assistante sociale elle est à l’écoute des malheurs des autres, et totalement destructurée, à la limite de la folie parfois violente, dans la bulle de sa vie privée.

La critique est excellente et unanime.
http://www.allocine.fr/film/revuedepresse_gen_cfilm=53482&page=1.html

On peut peut-être aller boire un pot ensuite (à voir dimanche sur le moment)

Participants

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